Yosef Joseph Dadoune – Blancs

Exposition
Événement permanent débutant le 24/09/2022
Galerie Eva Vautier
La galerie Eva Vautier a le plaisir de présenter l’exposition Blancs de Yosef Joseph Dadoune (seconde exposition personnelle de l’artiste à la galerie après Des Racines en 2018). La publication Blancs, éditée pour l’occasion par Arnaud Bizalion, sera présentée lors du vernissage.



L’œuvre de Joseph Dadoune, né à Nice en 1975, se situe à la confluence de la vidéo, de la photographie, de la performance, du dessin, de l’architecture et de l’action sociale. Son travail exprime son intérêt pour les tensions entre l’Orient et l’Occident, la vie religieuse et la vie laïque, le pouvoir central et la périphérie, ou encore le réel et l’imaginaire. Ses œuvres résonnent également avec les problématiques coloniales et les questions de genre et d’identité.

L’exposition s’ouvre avec la série Found You, introduction qui prolonge l’exploration, par l’artiste, du motif de la fleur. Mais si, en 2018, lors de la précédente exposition présentée à la galerie, les fleurs dessinées par Joseph Dadoune semblaient blessées, intoxiquées, presque violentes, celles de la série Found You s’offrent aux regardeurs chargées de l’intensité des couleurs, de l’urgence du geste et d’une confiance vibrante de l’artiste dans la rencontre avec l’autre, un autre « trouvé ».



Ce mur de fleurs nous transporte vers un espace entièrement blanc propice à une contemplation méditative. La série Blancs s’inscrit en effet dans un nouveau tournant, engagé en 2019, avec l’utilisation de nouveaux matériaux comme le goudron ou le marbre, mais aussi l’irruption du blanc. Tout en poursuivant son subtil et riche travail sur la matière, qu’il explore inlassablement, Joseph Dadoune nous livre ici des œuvres en apparence dénuées d’images, mais dont le pouvoir d’évocation est démultiplié par les procédés employés par l’artiste : objets masqués, titres évocateurs, etc. Dans ces œuvres lumineuses, quelque chose est là, invité à être (re)trouvé.



L’exposition se vit comme un chemin de la couleur vers le minimalisme incarné par le blanc, voyage entre ce qui est trouvé et à retrouver.
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Exposition LES YEUX BRÛLANTS DE COULEURS Rétrospective André Marzuk, opus 2

Exposition
Du 18/06/2022 11:00 au 18/12/2022
CIAC de Carros
Après les Musées de La Citadelle de Villefranche-sur-Mer au printemps, le Centre international d’art contemporain présente au château de Carros la suite de « Panorama d’une œuvre », la rétrospective en deux parties consacrée à l’œuvre de l’artiste plasticien André Marzuk, des années 1968 jusqu’à nos jours. Cet opus 2 « Les yeux brûlants de couleurs » expose au CIAC le foisonnement créatif de l’œuvre sur cinquante années de travail. L’exposition rassemble près de 70 pièces – peintures, dessins, céramiques, installations – des plus iconiques aux plus récentes, ainsi que plusieurs créations spécialement réalisées pour cette rétrospective.

Né en 1948, Marzuk vit et travaille à Nice. Études à l’École Nationale des Arts Décoratifs de Nice et à l’École Nationale des Beaux-Arts de Paris. Son travail s’inscrit dans une expression contemporaine nourrie de poésie, de musique, de philosophie et de science. Une réflexion de plusieurs années l’engage dans une exploration de quelques universaux éthiques qui fondent notre humanité, une poétique de l’intime, une mise en lumière des profondeurs du Soi humain. Certain qu’une éthique de l’art et de l’artiste doit être inscrite au cœur de toute démarche artistique, Marzuk travaille à un art magnifiant notre part humaine.

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Journées européennes du patrimoine
Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022 : ouverture en continu de 10h à 18h, visites libres ou guidées, exposition temporaire et espaces permanents (salle Guillonnet, œuvres de la collection), en présence de l’artiste le 17 septembre.

Stage d’atelier d’arts plastiques
Pour adultes et adolescents à partir de 13 ans : cycle de 3 séances, les samedis 1er et 8 octobre de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 16h30 et le samedi 15 octobre de 9h30 à 12h30 (35 €, sur inscription).

Un dimanche en famille
Le 11 décembre à 15h : parcours ludique suivi d’un goûter, pour parents et enfants à partir de 6 ans (gratuit, sur réservation).



Seront également programmées des projections, visites accompagnées, conférences et rencontres avec André Marzuk, autour des thèmes de l’exposition. Dates à venir.

Une manifestation de la ville de Carros. Catalogue publié aux éditions de l’Ormaie. Image : La poignante beauté des ciels – N° 19 Huile sur toile – 2017 – 54 x 73 cm (détail) – © ADAGP, André Marzuk, 2022
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Mathis Pettenati

Exposition
Du 30/09/2022 au 30/12/2022
Le MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
Influencé à la fois par le graffiti, les peintres de l’école de New York et par une pratique du dessin présente chez lui depuis l’enfance, Mathis Pettenati travaille sur grands formats et en série. En quête d’un aspect organique, végétal et floral, il a recours à toutes sortes de substances pour peindre : vernis, résines, acrylique, laques, pigments purs et autres. Ces mélanges remplissent des dessins aux allures enfantines drippés sur des toiles tendues. Arbres, basket, lampes merveilleuses, horloges et cadrans, les figures apparaissent souvent par analogie avec d’autres, et de manière spontanée. Le cycle de la peinture transforme les figures et donne lieu à de nouvelles séries.

Lieu : passage des fougères

Cette exposition bénéficie du soutien de la Francis Bacon MB Art Foundation dont Mathis Pettenati est lauréat de la bourse 2021.

Image à la une : Mathis Pettenati, Sprouting Shoe, 2022
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Musée : Collection moderne et contemporaine

Exposition
Du 25/08/2021 au 31/12/2022
Centre Georges Pompidou
Visitez la plus grande collection d’art moderne et contemporain en Europe. De travées en coursives, de salles en couloirs, découvrez les mouvements fondateurs de l’histoire des arts des 20e et 21e siècles, ainsi que les œuvres iconiques ayant profondément marqué la modernité. Accrochage chronologique, salles monographiques et thématiques alternent et vous invitent à appréhender les moments-clés de plus d’un siècle de création.
Musée, niveau 5
Musée, niveau 4
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VILLE SONGE. INTERVENTION IN SITU DE FLORA MOSCOVICI

Exposition
Du 14/05/2022 au 31/12/2022
Le MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
Ville Songe est une intervention in situ de Flora Moscovici, une peinture abstraite à l’échelle de l’architecture d’une des terrasses du MAMAC qui vient dialoguer avec le paysage urbain qui se déploie à 360°c sur le toit du musée.

L’artiste travaille depuis plusieurs années la peinture in situ. La matière brute des murs, des sols, des plafonds est son terrain d’intervention. La particularité de son travail est qu’il se fait directement sur le lieu. La peinture colorée de la jeune plasticienne investit les 160 mètres carrés de murs en béton gris, transformant le toit terrasse du musée en espace poétique. « La peinture que je crée pour les terrasses du Mamac viendra interagir avec le béton fatigué, en incorporant ses traces à la picturalité, en révélant son relief, ses pores et en faisant le lien entre le bâtiment du musée et la ville ».
Cette exposition est l’occasion de prendre la riche mesure de la rencontre d’un lieu avec un imaginaire, un lieu qu’elle révèle et qu’elle revisite par sa palette chromatique. « Je partirai des couleurs froides du métal et des vitres aux reflets verts pour développer progressivement ma palette en regard de la multiplicité de nuances que l’on peut observer à Nice. Ma peinture fera écho à des tâches de couleurs que l’on peut apercevoir depuis les terrasses sur la ville mais elle sera aussi en lien avec des parties non visibles à partir de ces points de vue, ainsi qu’au fantasme-même de la Méditerranée qui a participé à l’évolution de la ville de Nice ».

Flora Moscovici explore la question de la lumière, de ses variations et de son rayonnement. Pour ce projet, elle travaille avec des pigments, de la caséine et de l’eau de chaux qui fixent la peinture en incorporant les traces du béton, en révélant son relief et ses pores. Elle procède par frottements et pénétrations plutôt que par recouvrement ou masquage du support. Mais si le lieu est la source première d’inspiration pour l’artiste, c’est aussi sous l’influence du contexte historique et culturel de la Côte d’Azur dont a pu dépendre l’expression chromatique de la ville que la recherche artistique de Flora Moscovici a été stimulée. La vieille ville polychrome sous influence italienne, la ville blanche du tourisme hivernal des aristocrates et des intellectuels de toute l’Europe, la mode exotique de l’Orient rêvé conjuguée aux mythes de l’antiquité gréco romaine, les marbres colorés et les mosaïques dans le gout de Charles Garnier sont autant de courants qui ont traversé et nourri l’artiste dans la production de sa peinture. « Je suis très attachée aux idées de Garnier sur l’importance de la polychromie dans la ville et je trouve extrêmement intéressant comment l’exaltation de la couleur, pour une ville comme Nice, est venue symboliser le lieu de l’exceptionnel et du merveilleux, du pittoresque… Je souhaite travailler principalement avec des pigments minéraux, qui conservent une place privilégiée dans l’industrie du bâtiment sur la côte méditerranéenne ».

Travaillée par les rayons du soleil et de la lune, soumise aux variations du ciel, Ville Songe est une œuvre atmosphérique qui évoluera au fil du temps, de son exposition à l’air et aux intempéries. Elle fait face au Mur de feu d’Yves Klein, qui à l’aube des années 1960 a confronté ses toiles aux effets du vent, de la pluie et des giboulées dans une série intitulée Cosmogonies.

L’exposition bénéficie du soutien de Sennelier, couleurs pour artistes depuis 1887.
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Les fleurs fleurissent en automne

Exposition
Du 13/10/2022 au 31/01/2023
Hotel windsor
Les fleurs fleurissent en automne
Exposition du 13 octobre 2022 au 31 janvier 2023


Avec Corine Borgnet, Didier L’Honorey, Lee Young Baek, Miguel Chevalier, Nicolas Rubinstein.

A l’approche de l’automne, le lobby de l’hôtel revêt un manteau de fleurs… Cette exposition éclectique et multimedium a choisi de montrer des fleurs sous toutes les coutures et de toutes les couleurs, en écho à la Biennale des Arts, Fleurs !

Cette exposition ne pouvait ignorer Miguel Chevalier, pionnier de l’art numérique qui a choisi la fleur comme motif récurent de son travail et qui s’impose comme le plus grand créateur de fleurs d’un autre monde.

Ses fleurs côtoient dans le lobby les fleurs colorés de Didier l’Honorey qui se se métamorphosent par recouvrement de tissus, tentures, vêtements… Elles se jouent de références multiples aux maîtres de l’art contemporain (Pollock, Matisse, Mc Carthy…) à travers notamment les titres des œuvres, un florilège d’humour et de citations, ceci sans prétention, avec la fraicheur intacte d’un artiste généreux.

A ses côtés, l’assiette géante de Corine Borgnet en Jesmonite semble sortie de fouilles archéologiques, tout en reprenant les codes de la toile de Jouy. Quant à son bouquet en os de poulet, il relève d’avantage de l’Ikebana un art qui valorise d’avantage la tige et les feuilles que la fleur elle-même. Elle entre en résonance avec le bambou vertébré de Nicolas Rubinstein qui souligne l’importance des structures dans notre monde en déliquescence.

Les fleurs vives et colorées, c’est dans le jardin qu’elles s’offriront aux visiteurs à travers la vidéo présentée à la biennale de Venise en 2011 par Lee Young Baek, pavillon Coréen. Une vidéo qui s’inscrit tristement dans l’actualité où les fusils pointent discrètement dans un tableau de fleurs roses, animées par les soldats dissimulés « Angel Soldier ».

L’adage de Corine Borgnet, « Ne nous prenons pas trop au sérieux, il n’y aura aucun survivant ! » emprunté à Alphonse Allais pourrait ainsi s’appliquer à cette exposition tout entière.

Image à la Une : © Corine Borgnet
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Catherine De Clippel + Marie Baronnet

Exposition
Du 05/11/2022 au 05/02/2023
Centre de la photographie de Mougins
Commissariat : François Cheval et Yasmine Chemali

À la frontière séparant les Etats-Unis et le Mexique se dresse une barrière, une muraille sinistre et connue de tous. À elle seule, elle incarne tous les murs et refus de l’autre. Ailleurs, en pays Dogon, d’autres bornes se dressent, sous forme de sculptures en terre, posées directement sur le sol. Des protubérances qui dissocient les vivants des esprits. Entre les photographies de Marie Baronnet, prises à la frontière mexicaine, et celles de Catherine de Clippel, capturées en Afrique de l’Ouest, se noue pourtant une relation étonnante. Toutes deux saisissent ce qui se passe entre ce qui s’ouvre et entre ce qui se ferme, cet au-delà qui attise la curiosité propre à l’homme. Car, pour ce dernier, il faut toujours appréhender ce qui se cache et se trouve de l’autre côté. Le désir du franchissement affirme la volonté quasi génétique de percer à jour le mystère d’un autre territoire. Les Vodous, fréquentant les mêmes espaces que les humains, errant dans des zones aux limites incertaines, symbolisent ainsi ce qui lie et ce qui sépare pour mieux confondre le même et l’autre. La frontière est bien plus qu’un événement historique. Elle est pour nos deux photographes un entre-deux où, à la fois, vie et mort se frôlent pour parfois se confondre. Et c’est dans ces moments, entre chien et loup, dans ces nuits fantomatiques, dans l’instabilité qui est la nature même du vivant que l’on nous conduit dans ces zones de confins, à la fois rupture et point de départ. Là où se repensent les nouvelles frontières de l’identité.
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Irene Kopelman. Modèles marins. Dessiner la regénération

Exposition
Du 24/09/2022 au 02/04/2023
Le MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
À la croisée des arts et des sciences, l’exposition « Modèles marins. Dessiner la régénération » est le fruit du travail inédit d’Irene Kopelman avec deux laboratoires de recherche.

Après une première collaboration en 2018, le MAMAC et l’artiste argentine ont poursuivi leur coopération avec une résidence artistique de 18 mois, des recherches ciblées portant principalement sur la vie marine étudiée à Nice et ses environs. Deux délicats invertébrés marins observés pour leurs exceptionnelles capacités biologiques ont tout particulièrement inspirés l’artiste.

Ainsi, dessins, œuvres de verre, pièces en céramiques et peintures témoignent de cette recherche associant le Laboratoire de Biologie du Développement de Villefranche-sur-Mer (LBDV) à l’Institut de la Mer de Villefranche (IMEV) avec le Directeur de Recherche, Stefano Tiozzo, et l’Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement de Nice (IRCAN) – membre de l’Institut Fédératif de Recherche Ressources Marines (IFR MARRES) – avec le Directeur de Recherche Éric Röttinger.

Nombreux sont les artistes qui se préoccupent du vivant, rares sont ceux qui font de la recherche en biologie marine une source d’inspiration. Irene Kopelman est de ceux-ci, et cette résidence nous ouvre les portes de l’univers fascinant des Nematostella et Botrylle étoilé, vus au travers de son regard.

Exposition réalisée en collaboration avec le Laboratoire de Biologie et du Développement de Villefranche-sur-Mer (LBDV) de l’Institut de la Mer de Villefranche (IMEV – SU, CNRS), l’Institut de Recherche sur le Cancer et le Vieillissement de Nice (IRCAN – UCA, CNRS, INSERM).
Irene Kopelman a été Lauréate du programme d’Université Côté d’Azur pour la recherche avancée ; à ce titre, la résidence de l’artiste a été soutenue par l’IDEX UCAjedi d’Université Côte d’Azur.
Le projet a été sélectionné par la commission mécénat de la Fondation des Artistes qui lui a apporté son soutien, ainsi que celui du Fonds Mondriaan.
Ce travail a bénéficié d’une aide du gouvernement français, gérée par l’Agence Nationale de la Recherche au titre du projet Investissements d’Avenir UCAjedi portant la référence n°ANR-15-IDEX-01

Irene Kopelman est représentée par la galerie LABOR, Mexico, et Jocelyn Wolff Gallery, Paris.
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Filiations 2 & la Donation Albers-Honegger

Exposition
Du 26/03/2022 au 30/04/2023
Espace de l’Art Concret
Artistes : Karina Bisch, Gabrielle Conilh de Beyssac, Fabien Gharbi, Camila Oliveira Fairclough, Hugo Pernet, Gilles Pourtier, Linda Sanchez, Hugo Schüwer Boss, Xavier Theunis...

Ainsi qu’une sélection d’artistes de la Collection Albers-Honegger : John M. Armleder, Cécile Bart, Max Bill, Marcelle Cahn, Eduardo Chillida, Sonia Delaunay, herman de vries, Piero Dorazio, Dominique Figarella, Christoph Haerle, Gottfried Honegger, Shirley Jaffe, Donald Judd, Tatiana Loguine, Olivier Mosset, Aurelie Nemours, Verner Panton, Gerwald Rockenschaub, Adrian Schiess, Sean Scully, Kimber Smith, Franz Erhard Walther



L’Espace de l’Art Concret possède une collection d’oeuvres d’art — riche et unique en France — relevant d’une tendance résolument non figurative.

Cette collection de presque 700 oeuvres, qui regroupe 180 artistes de multiples nationalités, s’est constituée par touches multiples, par affinité programmatique, esthétique et affective. Sybil Albers et Gottfried Honegger ont fait des choix, durant leur vie entière, afin de faire grandir cette collection dont ils ont fait don et qui appartient désormais à l’Etat.

Le concept de l’exposition Filiations prolonge ce regard porté sur la création "vivante" en invitant une sélection d’artistes de la nouvelle génération à choisir au sein de la collection Albers-Honegger des oeuvres avec lesquelles ils se sentent en "résonance".

Dix ans après la première édition, Filiations 2 propose à une nouvelle génération d’artistes de dialoguer avec certaines figures "tutélaires" de la collection dans les espaces de la donation. Ces choix viennent s’enrichir de leurs propres travaux afin qu’un dialogue s’instaure au-delà de la barrière du temps et de l’espace.

Les artistes invités à participer à ce projet partagent avec l’histoire de l’abstraction et de ses ramifications des liens spécifiques.

Ils s’inscrivent dans une filiation plus ou moins naturelle, qui comme toute les histoires de famille, se construit dans une relation plus ou moins ténue, plus ou moins directe et affirmée, mais toujours dans une recherche constante et essentielle d’autonomie.

Au-delà des liens formels et conceptuels existants, il s’agit aussi de tenter de saisir en quoi dans le parcours d’un artiste, la figure d’un autre artiste, la présence de son oeuvre, peuvent créer une incidence…
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DEVENIR FLEUR

Exposition
Du 10/11/2022 au 30/04/2023
Le MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
Images : Oriel Orlow, Botanical Dreams, 2016
Courtesy de l’artiste et Mor Charpentier, Paris © Adagp, Paris, 2022
Dans le cadre de la Biennale des Arts de Nice 2022 « Fleurs ! » sous le commissariat général de Jean-Jacques Aillagon.
Devenir Fleur ?
Alors que le bouleversement des écosystèmes et du climat nous amène à repenser notre relation à la nature et au monde vivant que pouvons-nous apprendre des fleurs, de leur résilience, de leur adaptation constante à leur milieu, de leur sobriété ? Vulnérables et essentielles, elles sont un moteur indispensable de la vie : elles produisent la nourriture que consomment humains, animaux et insectes et l’oxygène que nous respirons.
Avec les avancées scientifiques sur l’intelligence du végétal et une nouvelle approche du vivant, la fascination qu’elles exercent ne cesse d’augmenter – bien au-delà du simple plaisir esthétique. Symboles de fragilité et de renaissance, elles deviennent un marqueur particulièrement puissant pour éclairer les enjeux actuels.
À travers le regard d’artistes, femmes et hommes de vingt nationalités différentes « Devenir fleur » tente d’apporter un éclairage nouveau et sensible sur les sujets écologiques, anthropologiques, géopolitiques contemporains. L’exposition fait surgir une botanique de l’histoire mondiale, ainsi que de nouvelles formes d’attentions, de sensibilités, de pensées.
Dans le sillage de l’exposition « Cosmogonies. Au gré des éléments » (MAMAC, été 2018) qui dessinait une ode à l’invention d’un art co-réalisé avec la nature de Yves Klein à Thu Van Tran, « Devenir fleur » fait état des formes d’écoute que les artistes, depuis les années 1960, entretiennent avec le végétal. Ainsi, est semé un nouveau langage.
Et, l’agapanthe, la pivoine, le lin et le jasmin, le pissenlit, le rosier de Damas, la fleur de paon et de banane, égrènent un élan de résistance, de solidarité et de communion : un devenir fleur.

Artistes : Laurence Aëgerter, Maria Thereza Alves, Isa Barbier, Yto Barrada, Hicham Berrada, Minia Biabiany, Melanie Bonajo, Bianca Bondi, Fatma Bucak, Chiara Chamoni, Ali Cherri, Jean Comandon & Pierre de Fonbrune, Marinette Cueco, Odonchimeg Davaadorj, Andy Goldsworthy, Nona Inescu, Kapwani Kiwanga, Tetsumi Kudo, Marie-Claire Messouma Manlanbien, Ana Mendieta, Marie Menken, Otobong Nkanga, Dennis Oppenheim, Uriel Orlow, Gabriel Orozco, Giuseppe Penone, Pia Ronïcke, Michelle Stuart, Anaïs Tondeur, NILS-UDO, Zheng Bo.

SAHA – Aide à l’art contemporain turc a apporté son soutien à Fatma Bucak.
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