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GABRIEL MEO, QUENTIN SPOHN, DELPHINE TROUCHE Show-room

Exposition
Événement permanent
Le 22
Pour clore sa programmation 2015 et débuter l’année 2016, Le 22 présentera jusqu’au 30 janvier 2016 une sélection d’œuvres des artistes Gabriel Méo, Quentin Spohn et Delphine Trouche

Gabriel Méo
Né en 1984, vit et travaille à Paris
Convaincu que la banalité est la matière première de la splendeur, au point d’en faire la matière première de son art, Gabriel Méo créé à partir d’une économie de moyens, notamment ce qui lui tombe sous la main. Ses œuvres naissent de ces voyages tous azimuts à travers l’histoire de l’art et des techniques, dont il explore tous les recoins, avec une prédilection pour Dada et le collage, mais aussi l’expressionnisme abstrait, la céramique et la peinture sur tissu

Quentin Spohn
Né en 1984, vit et travaille à Nice.
Avec une technique picturale proche de la manière noire en gravure, les dessins de Quentin Spohn sont réalisés avec cette pierre charbonneuse dont la noirceur légère mais infinie s’accorde si bien à sa vision profondément satirique de la société contemporaine. Revendiquant des héritages tels que le Nouvelle Objectivité, l’Ashcan School, le Réalisme magique, mais aussi Dado, Kudo ou Winsor McCay, et sans doute Ensor et Jim Shaw, Spohn les a assimilés et les régurgite en flots impétueux et libératoires.

Delphine Trouche
Née en 1982, vit et travaille à Paris
Les œuvres de Delphine Trouche contiennent en elles les paradis perdus et passés télescopant les histoires personnelles avec les histoires de l’art. Convoquant ce rapport à l’Histoire et aux mythes contemporains, ses peintures sur papier se constituent en superposition de matières et d’effets contrastant avec la pratique de la peinture sur châssis. Afin de sortir d’un éventuel formatage lié au médium, l’artiste joue avec des blocs de l’histoire de la peinture abstraite, moderniste et géométrique à l’image des éclats et débris représentés dans ses œuvres. Explosive, colorée et plurielle, sa peinture est à la recherche d’un ailleurs où la dimension physique et métaphysique règne.
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After work : rencontre autour de Re Rag Rug

Exposition
Événement permanent débutant le 07/04/2016 12:00
Institut Suédois
Katarina Brieditis et Katarina Evans reviennent à Paris pour partager expériences et connaissances acquises tout au long du projet Re Rag Rug, commencé en 2012. A partir de chutes de l’industrie textile, les deux designers suédoises ont créé à la main 12 tapis, pendant 12 mois, utilisant 12 techniques d’artisanat différentes. En s’imposant uniquement des matériaux prétendument « sans valeur » — des chutes de l’industrie textile ou des T-shirts, destinés à être jetés — elles ont cherché à fabriquer des pièces « de valeur » et durables.
Une réflexion sur l’importance du design dans la fabrication et dans le processus de recyclage. A quel moment un objet recyclé prend-il une valeur marchande ? Que se passera-t-il quand l’esthétique Do-It-Yourself, actuellement tendance, sera passée de mode ?
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VITA NUOVA. NOUVEAUX ENJEUX DE L’ART EN ITALIE 1960-1975

Exposition
Événement permanent débutant le 14/05/2022
Le MAMAC – Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain
Pour la première fois en France depuis 1981, le MAMAC présente un grand projet dévolu à la scène artistique italienne de 1960 à 1975.
« Vita Nuova. Nouveaux enjeux de l’art en Italie. 1960-1975 » offre un regard inédit sur une scène artistique majeure et propose de faire découvrir l’extraordinaire vivacité de la création artistique en Italie entre 1960 et 1975 dont la diversité reste très peu connue en France à l’exception de celle des artistes de l’Arte Povera.

L’Italie a connu une période particulièrement fertile et exceptionnelle du début des années 1960 jusqu’au milieu des années 1970 indissociablement liée à la richesse du cinéma et de la littérature de ces années.
Paradoxalement, depuis l’exposition qui s’est tenue au Musée national d’art moderne-Centre Pompidou à Paris en 1981 « Identité italienne. L’art en Italie depuis 1959 », dont le commissariat était assuré par Germano Celant (1940-2020), il n’y a pas eu en France de grand panorama de cette scène artistique pourtant remarquable.

Commissariée par Valérie Da Costa, historienne de l’art, spécialiste de l’art italien, cette exposition comble ce manque historique et propose un regard inédit sur ces quinze années de création de 1960, qui correspond aux premières expositions d’une nouvelle génération d’artistes (nés entre les années 1920 et 1940), actifs à Gênes, Florence, Milan, Rome, Turin, à 1975, année marquée par la mort tragique de l’écrivain, poète et réalisateur Pier Paolo Pasolini (1922-1975).

Cette génération d’artistes propose de nouvelles manières d’appréhender et de faire de l’art ; elle illustre ainsi une forme de vita nuova (« vie nouvelle »), titre emprunté au livre éponyme de Dante (Vita Nova) qui tout en étant une ode à l’amour affirme une nouvelle manière d’écrire, qui marque l’art italien de cette période et contribue à faire sa reconnaissance internationale.

Au cours des années 1960 et 1970, la transformation de l’Italie (industrialisation, société de consommation, instabilité politique…) engage de nouveaux modes de représentation. C’est ce contexte historico-politique qui est l’arrière-plan de l’exposition qui adopte un point de vue résolument thématique et s’organise autour de trois grands ensembles : Une société de l’image, Reconstruire la nature, Mémoires des corps qui sont envisagés de manière poreuse et transversale afin de montrer la circulation des artistes, des formes et des idées entre des enjeux visuels, écologiques et corporels.

L’exposition s’attache à faire découvrir un paysage artistique diversifié, non exhaustif, composé d’un choix d’artistes pour certains oubliés de l’art italien (notamment les artistes femmes) dont l’œuvre est exposée pour la première fois en France et récemment redécouverte dans leur pays.
Pensée de manière pluridisciplinaire, « Vita Nuova » explore les liens qui se sont établis à la même période entre la création visuelle, le design, le cinéma.

L’exposition présente 56 artistes, dont de nombreuses artistes femmes, à travers un choix de 120 œuvres et documents d’archives issus de collections publiques et privées italiennes et françaises.

Artistes : Carla Accardi, Vincenzo Agnetti, Franco Angeli, Giovanni Anselmo, Archizoom, Michelangelo Antonioni, Gianfranco Baruchello, Tomaso Binga, Irma Blank, Alighiero Boetti, Marisa Busanel, Pier Paolo Calzolari, Lisetta Carmi, Elisabetta Catalano, Mario Ceroli, Claudio Cintoli, Gino De Dominicis, Luciano Fabro, Federico Fellini, Giosetta Fioroni, Rosa Foschi, Piero Gilardi, Giorgio Griffa, Alberto Grifi, Laura Grisi, Gruppo Strum, Paolo Icaro, Jannis Kounellis, Ketty La Rocca, Maria Lai, Sergio Lombardo, Renato Mambor, Lucia Marcucci, Titina Maselli, Fabio Mauri, Eliseo Mattiacci, Marisa Merz, Mario Merz, Franco Mazzucchelli, Ugo Nespolo, Luigi Ontani, Giulio Paolini, Claudio Parmiggiani, Pino Pascali, Luca Maria Patella, Pier Paolo Pasolini, Giuseppe Penone, Marinella Pirelli, Michelangelo Pistoletto, Carol Rama, Mimmo Rotella, Mario Schifano, Ettore Spalletti, Gerry Schum, Cesare Tacchi, Gilberto Zorio.

L’exposition est réalisée en partenariat avec la Villa Arson à Nice qui invite du 11 juin au 28 août 2022 une plus jeune génération dont les œuvres contemporaines résonnent avec les idées utopiques de leurs aînés dans l’exposition « The future behind us. L’art italien depuis les années 1990 : le contemporain face au passé ». Commissariat Marco Scotini.

« Vita Nuova. Nouveaux enjeux de l’art en Italie. 1960-1975 » fait partie de la programmation culturelle européenne de la présidence française du Conseil de l’Union européenne.

Un parcours en trois temps
Une société de l’image
Au cours des années 1960 et 1970, la transformation de l’Italie (miracle économique, industrialisation, société de consommation, instabilité politique) engage de nouveaux modes de représentation.
Le cinéma italien connaît son âge d’or. Rome, avec Cinecittà, est nommée « Hollywood on the Tiber ». Les stars de cinéma entrent dans l’espace de la toile et les artistes utilisent le cinéma dans leurs oeuvres.
L’image de la femme, la publicité, la télévision, le cinéma, l’héritage artistique de l’Antiquité et de la Renaissance, mais aussi la ville contemporaine, la question de la sexualité et celle du genre deviennent des sujets qui sont explorés.
Cette effervescence est contrebalancée à la fin des années 1960 par une tension politique et sociale accrue (événements du printemps 1968, grèves de l’automne 1969, attentat de la Piazza Fontana en décembre 1969, coup d’état Borghèse en 1970…) suscitant de nombreuses réactions parmi les artistes.

Reconstruire la nature
C’est à Pino Pascali que le thème de la « reconstruction de la nature » (« ricostruzione della natura ») est emprunté, lui qui en a affirmé la libre interprétation dans ses oeuvres.
Dans ce monde fortement industrialisé, l’heure est à une prise de conscience des excès de la société de consommation. La nature apparaît alors comme une ressource et un sujet central pour certain.e.s artistes qui, cherchant une forme de décroissance, créent avec elle.
Ils.elles réalisent diverses actions filmées qui interagissent avec les éléments naturels (vent, soleil, terre, sable, eau…) ou encore l’interprètent avec des matériaux primaires ou artificiels pour concevoir des sculptures et des installations qui recréent la nature dans sa plus stricte élémentarité.
Dans ces années, artistes et designers partagent un intérêt commun pour les formes de la nature revisitées ; il s’agit de faire entrer l’art dans la vie.

Mémoires des corps
« Ce qui toujours parle en silence, c’est le corps » (« Ciò che sempre parla in silenzio è il corpo »), écrivait Alighiero Boetti. La sculpture est la mémoire, la trace du corps comme la peinture est celle du geste.
Au début des années 1970, en Italie, nombre d’artistes utilisent leur corps comme un élément de référence, de mensuration, de travestissement, de performance et non comme un seul matériau avec lequel interagir, à la différence des enjeux spectaculaires et exhibitionnistes de l’art corporel.
Les oeuvres naissent à partir du corps ou en évoquent sa mémoire dans une perspective plus conceptuelle.
Le corps est aussi un objet politique qui interroge le genre et l’histoire dans une approche performative qu’elle soit personnelle ou collective. Pour certains artistes, cette expérience participative s’ouvre à l’espace public dans le but de faire un art social.
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PROJECTION DE « HELMUT NEWTON, L’EFFRONTÉ » (2020) DE GERO VON BOEHM.

Exposition
Événement permanent débutant le 30/06/2022 21:30
NMNM-Villa Sauber
Alice Springs
Helmut in pumps, Monaco, 1987
Collection Helmut Newton Foundation
© Helmut Newton Foundation

Nocturne, accès gratuit à l’exposition de 19h à 21h

Helmut Newton, l’effronté
de Gero von Boehm, 2020
1 h 29 min

Helmut Newton, l’un des photographes les plus influents de son époque, a consacré une grande partie de son œuvre à célébrer les femmes. Dès 1960, il est un précurseur controversé, mettant en scène des femmes libres et affranchies des codes sociaux. C’est au tour de ces femmes photographiées par Newton de tirer son portrait. À travers leurs regards se révèle un pionnier à l’humour insolent, en lutte contre le puritanisme. De son enfance dans l’Allemagne nazie à un Paris iconique immortalisé par ses photographies, elles retracent la vie d’un génie épris de liberté.

J’adore la vulgarité. Je suis très attiré par le mauvais goût, c’est bien plus excitant que le prétendu bon goût, qui n’est que la normalisation du regard. Le bon goût est aux antipodes de la mode, de la photo, des femmes et de l’érotisme. La vulgarité, au contraire, c’est la vie, l’amusement, le désir, les réactions extrêmes !

Helmut Newton
La projection sera précédée à 20h d’une discussion entre Paul Ardenne, auteur d’une quarantaine d’essais, dont Newton, le masculin photographique (2022) et Guillaume de Sardes, co-commissaire de l’exposition.

Dès 19h, Chefko proposera des collations saines, bio et locales. Un large choix de boissons ainsi que des salades, wraps et desserts seront à déguster dans les jardins de la Villa Sauber.

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles
Informations et inscriptions : public@nmnm.mc
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FAHAMU PECOU PEOPLE’S INSTINCTIVE TRAVELS

Exposition
Du 11/06/2022 au 16/07/2022
Backslash Gallery
A la base de la réflexion de Fahamu Pecou, il y a les musique noires, des chants des griots au hip-hop en passant par le scat et le reggae. Elles sont le centre névralgique de cette nouvelle série de peintures et dessins. Pecou en décèle deux thèmes majeurs : l’influence indiscutable que ces mouvements musicaux exercent depuis des siècles sur l’humanité et la capacité des noir.e.s à s’inscrire au-delà des cadres sociaux et psychologiques imposés par la société occidentale, et ce par le biais de la musique.

Le pouvoir de transformation des musiques africaines et afro-américaines se concrétise dans un processus d’évolution quasi darwinien axé autour du rythme et de l’improvisation. Les mouvements musicaux noirs, tous plus salués les uns que les autres, se succèdent, s’influencent et rayonnent jusqu’à avoir créé une encyclopédie musicale richissime et planétaire. Leur impact sur la création internationale est indiscutable ; d’aucuns se défendent d’y avoir un jour ou l’autre puisé des références ou des rythmiques précieuses.

Pecou rend ici hommage à l’essence même de ces richesses musicales, à travers une série d’œuvres qui y font référence, notamment par la présence d’instruments ancestraux ou contemporains. Certaines de ces œuvres se réfèrent également à des acteurs essentiels au mouvement des Droits Civiques, notamment Rosa Parks ou Frederick Douglass qui ont osé s’opposer aux apartheids.

C’est là qu’intervient le second thème abordé par Pecou. L’artiste illustre le devenir de l’homme et de la femme noir.e.s, enfermés dans des frontières imposées, territoriales ou psychologiques, et qui, malgré tout, ont réussi à triompher de ces frontières par le biais de la musique. Même si les blancs ont séparés les noirs pendant des siècles, la musique noire les a toujours réunis. Où que vous soyez dans le monde, « Is This Love » de Bob Marley entrainera systématiquement l’intégralité d’un bar sur sa piste de danse ! Les rythmiques du batteur Art Blakey, les explorations du pianiste Sun Ra, les vocalises d’Ella Fitzgerald, les chants d’Ali Farka Touré, seront toujours sources de rencontres et de communion.

L’exposition People’s Instinctive Travels imagine une tribu de voyageurs inter-spatiaux. La musique et le son deviennent leur moyen de transport. Témoignant de ces voyages, à travers des costumes anciens et des tenues rituelles aux visières futuristes, les personnages de Pecou se dressent comme des divinités africaines contemporaines. Ils utilisent des appareils sonores méticuleusement conçus ou ajustent les fréquences de leurs bagages temporels pour ouvrir des portes vers de nouveaux lieux, y compris de nouvelles façons d’être... Noir.e.s.

Fahamu Pecou est docteur diplômé de l’Université Emory d’Atlanta où il enseigne la philosophie. Son travail a été montré dans de nombreuses institutions prestigieuses à travers le monde, notamment au Museum Of Contemporary Art et au High Museum d’Atlanta, au Halsey Institute of Contemporary Art de Charleston, au Oakland Museum of California ou au Yokohama Museum of Art au Japon, parmi beaucoup d’autres. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques telles que le Seattle Art Museum, le Smithsonian National Museum of African American History and Culture de Washington, The West Collection de Philadelphie ou encore la Collection Société Générale. Il est récipiendaire de nombreux prix et bourses d’études. Depuis de nombreuses années, Fahamu Pecou est régulièrement invité à des conférences dans le monde entier pour parler de la place de l’homme noir dans les sociétés occidentales. Pecou est également vidéaste (son dernier film Emmett Still a été largement primé) et sort régulièrement des albums de hip-hop qu’il écrit et interprète.





Dr. Fahamu Pecou’s philosophy is rooted in Black music, from griot songs to hip-hop, scat to reggae. They lie at the heart of this new series of paintings and drawings. Pecou picks out two major themes from this vast musical tapestry: the indisputable influence that these musical movements have had on humanity across the centuries, and the ability of Black people to transcend the social and psychological frameworks imposed by Western society through music.

The transformative power of African and African-American music is embodied in an almost Darwinian evolutionary process centred on rhythm and improvisation. The different Black music movements have all met with equal acclaim as they emerged successively, influencing each other and spreading to the point of creating a rich and global musical encyclopaedia. Their impact on international creation is undeniable; few people deny having dipped into them at some point in search of references or peerless rhythms.

Pecou pays tribute to the very essence of this musical wealth through a series of works that reference it, including with the presence of ancestral and contemporary instruments. Some of these works also refer to key figures in the Civil Rights movement who dared to oppose apartheid, such as Rosa Parks and Frederick Douglass.

This is where Pecou’s second theme comes in. The artist illustrates the story of the Black men and women confined by imposed territorial or psychological borders who, despite everything, managed to knock down these barriers through music. Although White people have kept Black people apart for centuries, Black music has always brought them together. Wherever you are in the world, Bob Marley’s Is This Love will always get the whole bar on the dance floor! Drummer Art Blakey’s rhythms, pianist Sun Ra’s explorations, Ella Fitzgerald’s vocals, Ali Farka Touré’s songs will always be a source of encounter and communion.

The exhibition People’s Instinctive Travels imagines a tribe of inter-spatial travellers. Music and sound become their means of transport. Testifying to these journeys with their archaic costumes and ritual outfits with futuristic visors, Pecou’s characters rise up like contemporary African deities. They use meticulously crafted sound devices or adjust the frequencies of their temporal baggage to open doors to new places – including new ways of being Black.

Dr. Fahamu Pecou has a Ph.D. from Emory University’s Institute of Liberal Arts (ILA) in Atlanta, where he teaches philosophy. His work has been shown in a wide array of prestigious museums throughout the world, including at the Museum of Contemporary Art of Georgia and High Museum of Art in Atlanta, Halsey Institute of Contemporary Art in Charleston, Oakland Museum of California and Yokohama Museum of Art in Japan. His art also features in numerous public collections, such as at the Seattle Art Museum, Smithsonian National Museum of African American History and Culture in Washington, The West Collection in Philadelphia and the Société Générale Collection in Paris. He is the recipient of several awards and scholarships. Fahamu Pecou has long been a frequent guest at conferences all over the world, invited to speak on the place of the Black Man in western societies. Pecou is also a videographer (his latest film Emmett Still has won numerous awards) and regularly releases hip-hop albums featuring music he writes and performs.
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Quand Birgitte Berg me suggère de faire une exposition de Jean Painlevé en même temps que sa rétrospective au Jeu de Paume, je pense tout de suite à présenter son dernier film en couleurs et dans lequel il joue, Les Pigeons du square, réalisé en 1982. Pu

Exposition
Du 14/05/2022 au 30/07/2022
Air de Paris
Quand Birgitte Berg me suggère de faire une exposition de Jean Painlevé en même temps que sa rétrospective au Jeu de Paume, je pense tout de suite à présenter son dernier film en couleurs et dans lequel il joue, Les Pigeons du square, réalisé en 1982.

Puis je me dis que je peux me livrer à un exercice modeste et distrayant sur ce grand petit sujet : le Pigeon, et donc travailler une exposition collective.

À mes temps libres et paresseux je fais des recherches sur les pigeons, pigeons des villes, pigeons voyageurs, soldats, rats des villes et ramiers, en pensant toujours à mon ancienne voisine qui les nourrissaient au rebord de sa fenêtre entrebâillée, son dernier horizon de femme âgée, citadine et esseulée. Que j’aimerais lui offrir une petite promenade en dehors de chez elle, une distraction et un amusement …

Voilà donc le résultat, cette exposition qui s’est constituée par petits rebonds, elle sautille du poétique au drôle, de l’absurde au grave. Elle est hommage à Painlevé et à Proudhon.


Dans l’ordre d’entrée :

Jean Painlevé
Christiane d’Hôtel
Ylla
Jochen Lempert
Jean-Luc Verna
Mrzyk & Moriceau
Shimabuku
Liam Gillick
Scott King (with Jonathan de Villiers)
Vincent Gernot
Eric Giraudet de Boudemange
Rémy Drouard
Thomas Geiger
Rob Pruitt
Mark Dion
Bertrand Planes
Maïa Lacoustille
Boris Achour
Alexandra Catiere
Véronique Bourgoin



Et d’autres oiseaux nous sont venus de :

François Curlet
Erik Dietman
Eliza Douglas
Joseph Grigely
Adriana Lara
Pati Hill


Merci : Birgitte Berg, Céline Poulin, Vincent Romagny, tous les artistes et l’équipe de la galerie.

Merci : Fahim Amir pour son essai Révoltes animales (Éditions Divergences, avril 2022 ) ; il est venu confirmer une intuition qui m’offre une conclusion temporaire :

Quand les tigres servent d’argument de vente aux céréales, et les vaches violettes d’enseigne pour les tablettes de chocolat …/… Qui nourrit les pigeons, nourrit la résistance.
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Torbjørn Rødland,

Exposition
Du 05/06/2022 au 30/07/2022
Air de Paris
De quoi parle-t-on lorsque l’on parle de #vibes ? Depuis une poignée d’années, le mot a pris un sens spécifique, désignant la texture visuelle, sonore et, en un mot, atmosphérique, telle qu’elle émerge par TikTok pour venir reprogrammer la sphère perceptive tout entière. Désignant l’évidence intuitive, partagée et trans-individuelle d’un certain sentiment flottant, les #vibes, précisément, ne parlent pas : leur qualité est pré-verbale et leur résonnance immédiate. Évoquer l’environnement médiatique, au moment d’aborder le travail de Torbjørn Rødland, est avant tout une manière de retarder l’identification, ou l’assignation à un sujet, une forme, une thématique. Né en 1970 en Norvège et aujourd’hui basé à Los Angeles, l’artiste pratique depuis le milieu des années 1990 une photographie analogique, dont la genèse est tout aussi construite et mise en scène que la réception est poétique et subjective. Procédant par synthèse de réalités disjointes, celui qui aime à se définir comme faiseur d’images organise une lente remontée de ressentis archaïques, immémoriaux ou tout simplement paradoxaux.

En cela, le tournant affectif actuel, il le complexifie, l’extirpe de ses manifestations de surface pour nous le présenter à peine transi. A même la mécanique post-capitaliste léchée, quelque chose alors se grippe. L’attention, cette ressource raréfiée, reste ici accrochée, prise dans les rets d’alliances fortuites quasi-surréalistes. A la galerie Air de Paris, Theatre of Immediacy [théâtre de l’immédiateté], décline autant d’itérations récentes de ces mariages contre-nature et néanmoins déjà consommés, maintenus dans l’implacable indécision entre mélancolie et malaise, élégie et étrangeté, attraction et angoisse. Une première série de six photographies, unie par une même teinte orangée rétroéclairée, prête une allégeance de surface aux genres photographiques : natures mortes, portraits et scènes de genre. Ici cependant, ce seront des solides pyramidesques criblés de trous – matérialisation de l’emoji *fromage* ? – venus choir mollement au milieu d’un parterre de lierre (Early Evening Cheese Heads, 2022). Un buste féminin vêtu d’un chemisier aérien dont la main gantée d’acier vient nonchalamment enserrer une épée médiévale (Sword and Glove, 2022). Ou encore, un lapin aux longues oreilles emmailloté dans un t-shirt filet et passé entre deux mains comme le témoin d’une course relai (Shared Rabbit, 2021).

Pour Torbjørn Rødland, les associations ne sont jamais aléatoires et se doivent de faire sens. Elles ne sont pas pour autant élucidables ou déchiffrables, au sens où il n’y a pas de rébus ou de clef. Tout se joue dans ce qui partout affleure, et ce-faisant demeure, toujours et malgré tout polysémique. Or plus qu’à toute autre époque peut-être, l’attention au sensible est à fabriquer. Dressée contre le sémiocapitalisme, elle est à conquérir à rebours de ses procédés d’asservissement collectifs tout autant qu’à ses corrélats intériorisés de fabulations paranoïaques ou de conspirationnistes. L’exposition présente enfin deux vidéos récentes. Extension de l’image fixe selon d’autres paramètres, l’artiste initie cette partie de sa pratique en 2004, soit un an avant l’arrivée de Youtube. S’il tire son rythme et son montage de la télévision et des anime, il anticipe intuitivement ici aussi certaines caractéristiques, culturelles plutôt que techniques, de l’écosystème digital -- GIFs et clips destinés au partage en réseau.

Visionnées ensemble, Between Fork and Ladder (2018) et Elegy for the Silent (2020) amènent la possibilité d’une lecture plus immédiatement politique, une piste parmi d’autres que l’artiste se garde d’élire sans pour autant l’exclure. Dans la première, un garçonnet découpe, l’air absent, les motifs d’un pyjama à l’effigie d’une figurine de cartoon. Il s’agit de Pepe the Frog, devenu tristement célèbre sous la recontextualisation d’un mème, dont l’usage, transitant par les bas-fonds du forum 4chan, crèvera la surface médiatique pour mieux asseoir l’avènement de l’Alt Right. La seconde, elle, place au centre un homme âgé, tout aussi las, placé face à ses aspirations disqualifiées.

Deux générations sont présentées en pendant. Elles sont blanches, mâles et privilégiées, et peut-être aussi toutes deux sacrifiées. Ce sont des portraits individualisés mais qui déjà sont jetés, par la présentation à d’autres, dans l’ambiguïté de la vie en société. Il n’y a pas de script ni de narration, seulement une décélération doublée d’une densification de ce qui est là, évolue dans une lumière changeante, et récuse l’éternel retour du même. Obstinément, âprement, les images fixes et mouvantes de Torbjørn Rødland prennent sans ironie le parti de la complexité, maintenue au sein même de la logique algorithmique et la perte de sens.

Ingrid Luquet-Gad
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clusterduck meme manifesto

Exposition
Du 14/05/2022 au 28/08/2022
CNAC de la Villa Arson
Commissariat : Vittorio Parisi
Ouverture de l’exposition le samedi 14 mai, de 14h à 21h.

« Quand on descend aux enfers, on a toujours besoin d’un guide. Nous voici donc en train de vous tendre la main gauche et de vous inviter à parcourir le mur sur lequel nous avons recueilli d’innombrables petits fragments de l’inconscient d’Internet : la preuve irréfutable de notre passage dans les mers insondables de la mèmesphère… »

C’est ainsi que Clusterduck (collectif italien interdisciplinaire d’artistes, activistes, théoriciens et web designers) présente l’installation murale qui constitue le pivot de l’exposition MEME MANIFESTO, sur une invitation de Vittorio Parisi.

On pourrait définir le detective wall – nom par lequel ils et elles appellent ladite installation – comme un mur parsemé de mèmes internet, soient les images drôles, tristes, dérangeantes ou simplement absurdes qui sont créées, remixées et partagées quotidiennement sur le web.

Accompagné d’une installation vidéo interactive, le detective wall se présente comme l’un de ces crazy walls popularisés par nombre de films ou séries télé policiers – les murs parsemés de photographies ou d’articles de journaux épinglés ou collés, souvent reliés entre eux par des ficelles pour marquer les connexions – ou encore comme le Bilderatlas Mnemosyne conçu par Aby Warburg : un outil que l’historien de l’art allemand avait créé dans les années 1920 pour retracer les thèmes et les motifs visuels récurrents à travers l’Histoire, de l’Antiquité à la Renaissance et au-delà, jusqu’à la culture contemporaine, et dont Clusterduck s’inspire pour cartographier la « mèmesphère ».

Mais comment cartographier et exposer les mèmes, des objets qui, a priori, se présentent comme incartographiables et inexposables ? « Le mème est toujours pluriel, jamais singulier. Il est vécu dans un contexte, il est apprécié en clusters ; son existence même n’est par définition possible que comme une variante d’autres mèmes et comme le résultat d’une interaction – ne serait-ce qu’entre deux utilisateurs ».

Les mèmes collectés par Clusterduck sont ainsi organisés et hiérarchisés selon des critères à la fois chronologiques et thématiques, formant dix regroupements, dans le but d’escorter les visiteurs au cœur d’un voyage dans l’inconscient collectif d’internet et de ses représentations : « Nous avons recueilli des récits sur la façon dont un utilisateur donné, ou plusieurs utilisateurs, ont fait l’expérience d’un phénomène, d’une tendance esthétique, d’une stratégie sémantique récurrente ; nous avons ensuite essayé d’esquisser et de représenter certains moments brefs, mais sans doute très influents, de l’histoire de la mémétique ».

Tout au long de ce parcours, les visiteurs seront conduits à travers des niveaux mémétiques toujours plus profonds, en commençant par les formats les plus populaires et connus, à ceux les plus occultes et ésotériques. La liste est longue : des mèmes mal faits, des mèmes aux contenus originaux, des mèmes surréalistes, des mèmes fried, des mèmes nuked… Ceux-ci sont juxtaposés en suivant un certain nombre de catégories : les mèmes wholesome, les ugly, les absurds, les edgy, les weird, les cursed.

Surtout, une question semble hanter ce besoin de remettre de l’ordre dans cet univers informe, et de transformer le chaos en cosmos : comment les mèmes se sont révélés avoir un pouvoir hyperstitionnel ? Néologisme inventé par le philosophe britannique Nick Land, le concept d’«hyperstition » définit les modalités selon lesquelles des fictions peuvent se transformer en vérités.

Tout en analysant les points de contact et de distance entre les mèmes et l’art, MEME MANIFESTO propose donc d’enquêter sur l’agentivité des mèmes : leur capacité d’être vecteurs d’activisme ou de propagande politique, et ainsi de produire des effets sur notre quotidien.
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Carla Filipe hóspede [hôte]

Exposition
Du 15/05/2022 14:00 au 28/08/2022
CNAC de la Villa Arson
Dessins et collages basés sur du texte, interventions spatiales, performances et publications, font partie des moyens et des supports utilisés par Carla Filipe (1973, Vila Nova da Barquinha, Portugal) pour élaborer un portrait de notre société qui est aussi une forme d’auto-portrait. Adoptant les méthodes de l’anthropologue, elle observe, collecte, interviewe et documente les souvenirs de narrations individuelles et collectives ancrées dans la culture visuelle d’un passé récent et d’actualité. Les voyages, les déplacements et le travail in situ (comme la construction et la plantation de jardins potagers) sont des procédés auxquels elle a recours lors de ses recherches tout autant que dans la création de ses œuvres.

S’inspirant d’événements autobiographiques au travers de l’expérience personnelle de son enfance dans une communauté de cheminots au Portugal, le processus très subjectif de ‘travail de terrain’ sert de loupe pour observer des modes de vie marginalisés par l’Histoire et les systèmes sociaux et politiques qui guident cette dernière. L’usage que fait l’artiste des objets trouvés, des éléments visuels qu’elle s’approprie, du langage en tant que matériau, ainsi que son esthétique lo-fi et punk associée à des panneaux de signalétique, du graffiti et des publicités politiques pré-numériques, permettent la constitution d’archives très riches. Son œuvre s’appuie sur la mémoire critique pour valoriser les récits qui ont été oubliés ou omis par les discours conventionnels, poursuivant un processus qui met en évidence les transformations politiques, économiques et sociales qui façonnent le présent dans ses différentes géographies et contextes d’intervention directe.

Dans son exposition à la Villa Arson, Carla Filipe poursuit un parcours créatif qui fait appel au contexte politique contemporain. L’artiste reprend notamment son travail sur l’iconographie d’affiches politiques, syndicalistes ou coopératives, transformant leur graphisme et leur design en 28 drapeaux – un pour chaque état membre de l’Union Européenne jusqu’en 2019. Les drapeaux représentent le poids des facteurs économiques dans leur relation avec l’UE, ainsi que des références historiques propres à chaque pays, pour illustrer la manière dont ils s’assemblent au sein de cette identité commune selon ce que le philosophe français Jacques Derrida appelait une ‘double mémoire’.

‘hóspede’ est un mot dont l’étymologie peut aussi désigner une personne qui occupe un endroit ou un espace donné en contrepartie d’une forme de paiement. Au sein du débat sur l’hospitalité qui agite le monde politique comme celui des pratiques artistiques contemporaines, la proposition de Carla Filipe fait de chaque état membre une entité dont l’équilibre demeure fragile (comme l’a récemment démontré le Brexit) et dont la relation avec l’UE est équivoque au vu de l’équilibre délicat entre des buts communs et des intérêts nationaux soumis à de perpétuels changements politiques.

L’iconographie singulière des œuvres de Carla Filipe n’offre pas de solutions. Elle révèle au contraire les tensions et les contradictions du présent. L’oubli des valeurs de bases associées à la solidarité internationale, phénomène que l’on peut observer dans les sociétés contemporaines (y compris dans les sociétés européennes), constitue la toile de fond de cette exposition/installation, recouvrant tout l’arc allant de l’hospitalité à l’hostilité.

Malheureusement, la fragilité de l’idée d’Europe a été mise en évidence par les événements actuels. Il s’agit de moments où les conflits territoriaux et idéologiques ébranlent les fondements de la soi-disant construction européenne et remettent en question la défense collective de valeurs considérées comme acquises.

Téléchargements
vue de la feuille de salle de Carla Filipe
Feuille de salle de l’exposition (Fr)


Leaflet of the show (En)


Communiqué de presse


Press Release

Commissaire : Marta Moreira de Almeida, directrice adjointe du musée Serralves
Assistant de l’artiste : Herlander Alves
Traduction portugais-anglais : Rui Cascais Parada : anglais-français : Claire Bernstein
Éditing portugais-anglais : Maria Burmester ; anglais et français : Barbara Ravera
Interview de Carla Filipe par Sofia Nunes
Programmation musicale dans le cadre de la Saison France-Portugal 2022

Festival Lusosonic

Saison France-Portugal 2022
Décidée par le Président de la République française et le Premier ministre portugais, la Saison France-Portugal se tiendra simultanément dans les deux pays entre le 12 février et le 31 octobre 2022. Au-delà d’une programmation qui met en avant l’Europe de la Culture, la Saison France-Portugal 2022 souhaite également s’investir concrètement dans les thématiques qui nous rassemblent et que défendent nos deux pays dans l’Europe du XXIe siècle : la transition écologique et solidaire notamment à travers la thématique de l’Océan, l’égalité de genre, l’investissement de la jeunesse, le respect de la différence et les valeurs d’inclusion.

À travers plus de 200 événements, la Saison a pour ambition de mettre en lumière les multiples collaborations entre artistes, chercheurs, intellectuels, étudiants ou entrepreneurs, entre nos villes et nos régions, entre nos institutions culturelles, nos universités, nos écoles et nos associations : autant d’initiatives qui relient profondément et durablement nos territoires et contribuent à la construction européenne.

La Saison France Portugal est organisée par l’Institut français, avec le soutien du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, du ministère de la Culture, du ministère de l’Économie et des Finances, du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, du ministère de la Transition écologique, du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, du ministère de la Mer, de l’Ambassade de France au Portugal et du réseau des Alliances françaises du Portugal.

Commissaire générale pour la France : Victoire Di Rosa
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Baby visite : l’art des tout-petits

Exposition
Du 29/05/2022 au 28/08/2022
Espace de l’Art Concret
Baby visite : l’art des tout-petits

Sensorielle et participative, la "Baby visite : l’art des tout-petits" est avant tout l’occasion de s’accorder du temps en famille.

L’eac. invite les bébés à découvrir les oeuvres à travers l’éveil des sens : regarder, toucher, écouter, venez profiter d’un moment privilégié, tout en douceur.



Toutes les dates :

20 mars • Camille Graeser

24 avril • Camille Graeser

29 mai • Filiations 2

26 juin • Filiations 2

23 juillet •

29 juillet •

17 août •

28 août •

10 septembre •

23 octobre •

27 novembre •

17 décembre •
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